Édition 2020

Comment l’écologie change les rapports de force dans le monde

By 25 mars 2021 No Comments

Débat inversé

Intervenants

François Gemenne
Lucas Chancel
Audrey Pulvar
Marine Calmet
Marie-Noëlle Lienemann

Animateur

Pierre Gilbert

Le contexte : Une paix de plus en plus menacée par le changement climatique

Ce débat porte sur la définition des grandes lignes de ce que serait une géopolitique de l’écologie. De fait, le contexte sécuritaire et militaire va être de plus en plus bouleversé par les changements climatiques et les enjeux énergétiques. La crise du coronavirus donne à voir la réalité de l’interruption des chaînes d’approvisionnement mondiales, ce que pourrait typiquement provoquer un conflit ou une crise pétrolière. Dès lors, comment anticiper ces évolutions en adaptant à la fois notre diplomatie, mais aussi notre armée ? Rappelons également que la France ne représente que 1 % des émissions mondiales de CO2. Notre pays a un rôle particulier à jouer, en raison de l’ampleur de son influence symbolique et diplomatique (3e réseau au monde).

L’intuition du Festival : La sécurité climatique, un enjeu à investir en premier

L’objectif du débat est d’évoquer une problématique souvent peu présente dans les débats autour de l’écologie, alors que ces débats sont de plus en plus prégnants chez les chercheurs en relations internationales, les militaires et les diplomates. Or, la manière de penser le conflit climatique et les conditions de la paix devrait absolument être investi par notre camp politique, car nous sommes les seuls à pouvoir apporter une réponse d’ensemble cohérente et solidaire. Pour cela, nous allons faire discuter des journalistes spécialisés, des chercheurs en relation internationale et d’autres acteurs de la stabilisation du monde.

 

Propositions

  1. Construire des coalitions climatiques efficaces en terme de diplomatie multilatérale, mais également conditionner les accords bilatéraux (commerciaux…) aux impératifs climatiques.
  2. Instaurer une task force européenne de sécurité civile “casques verts”.
  3. Modifier les conventions internationales pour que le droit d’asile puisse concerner les réfugiés climatiques.
  4. Élaborer systématiquement les stratégies de co-développement en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique avec la puissance publique et les acteurs de la société civile (ONG, associations locales).

 

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