Édition 2020

Reconstruire nos villes pour casser les ghettos

By 25 mars 2021 No Comments

Débat inversé

Intervenants

Clémentine Autain
Célia Chrifi
Pierre Gilbert
Daniel Goldberg
Amara Traoré

Animatrice

Nora Hamadi 

L’absence de mixité sociale et culturelle dans ces quartiers est une des raisons qui expliquent les problèmes d’acculturation de nombreux jeunes hommes aux règles du monde existant en dehors des grands ensembles dans lesquels ils ont grandi. Cette situation de relégation territoriale est due principalement à l’urbanisme de ces territoires, souvent enclavés, dans lesquels les classes moyennes ne souhaitent pas venir habiter, et que quittent très souvent les jeunes y ayant grandi mais accédant eux-mêmes à la classe moyenne.

Pour casser le cercle vicieux de la relégation et du repli sur soi, un moyen qui a fait ses preuves depuis une quinzaine d’année est la politique de renouvellement urbain, portée par l’Anru sur proposition des maires, qui vise à détruire les grands ensembles pour les remplacer par des logements moins massifs, et accueillant des publics mixtes, habitant des logements HLM mais aussi en accession à la propriété.

Cependant certains maires (dans les villes communistes, ou dans des villes comme Marseille) refusent de prendre la décision de présenter des programmes de démolition/reconstruction, et laissent ainsi pourrir certains quartiers. Il faudrait alors que l’État reprenne la main et impose ces programmes de renouvellement urbain.

 

Propositions

1 – Limiter le taux de logements sociaux

Mettre en place une loi SRU inversée, limitant le taux de logements sociaux à 40% des logements dans une commune.

2 – Lancer des programmes de renouvellement

Lancer les programmes de renouvellement urbain sur des critères objectifs, plutôt que sur la volonté de la mairie.

3 – Donner des subventions supplémentaires aux communes

Donner des subventions supplémentaires pendant une dizaine d’années aux communes passant sous des seuils de taux de logements sociaux.

 

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